La révolution silencieuse des vignerons et vigneronnes
Si l’on trouve aujourd’hui des étiquettes innovantes et une qualité homogène, c’est à la ténacité des familles viticoles que le piquepoul doit son renouveau. Dès les années 1980, quelques domaines comme l’Ormarine à Pinet ou Les Costières de Pomérols misent sur la qualité, réduisent les rendements, investissent dans l’œnologie moderne. Les coopératives locales jouent également un rôle déterminant, permettant de fédérer les petits producteurs.
L’engagement de ces vignerons ne se limite pas à la technique. Beaucoup choisissent la viticulture durable : désherbage mécanique, travail du sol, préservation de la faune, certification HVE ou bio.
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Plus de 25% des surfaces sont aujourd’hui en conversion ou certifiées bio (source : Syndicat AOP Picpoul de Pinet).
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De nouvelles générations — souvent issues d’horizons variés, parfois venues du monde urbain — insufflent énergie et créativité, proposant des cuvées parcellaires ou des élevages sur lies, afin de sublimer le potentiel du cépage.
Ce sont ces passionnés qui, soirées d’été après journées de travail, inventent le « verre au bord de l’eau », les dégustations sur ponton, les randonnées gourmandes à travers les vignes.