Entre transmission et résilience : histoires de familles et de passionnés
Un fil d’humanité relie chaque flacon de Clairette du Languedoc à plusieurs générations. Les familles Vidal, Couderc, Fadat ou encore Chabbert illustrent cette fidélité. Au Domaine de la Conseillère, par exemple, on raconte qu’une barrique de clairette se transmettait jadis à chaque mariage, bénissant la noce d’une goutte d’or local. Chez les Fadat, à Paulhan, les vendanges étaient prétexte au festin partagé sous les tonnelles, la clairette nouvelle sacrée boisson de l’automne (source : témoignage recueilli lors des Rencontres vigneronnes d’Octon, 2022).
Plus récemment, de jeunes vignerons audacieux, parfois venus d’ailleurs, redonnent ses lettres de noblesse à la clairette : Pascal Brunet (Domaine la Croix Chaptal), Rémy Pedreno (Roc d’Anglade), mais aussi des coopératives dynamiques, allient tradition et techniques contemporaines (macération pelliculaire brève, levures indigènes, élevage sur lies fines…).
Cette résilience familiale face à l’oubli relève du militantisme : alors que l’AOC a perdu plus de 60% de sa surface entre 1970 et aujourd’hui, chaque cuvée produite devient un acte de sauvegarde du patrimoine (source : INAO, chiffres historiques).