Cépages choisis, main de l’homme : une alchimie subtile
Le cahier des charges de l’AOC privilégie les cépages méditerranéens : syrah, grenache, mourvèdre, carignan et cinsault en rouges (la production blanche restant très marginale). Mais ce ne sont pas seulement les variétés qui font l’âme de ces vins ; c’est l’interaction entre la vigne, le climat et la main du vigneron.
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Syrah : structure, couleur profonde, notes de poivre et de violette, s’épanouit pleinement dans les sols calcaires plus frais.
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Grenache : apporte fruité, chaleur, rondeur, typique des terrasses plus caillouteuses et ensoleillées.
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Mourvèdre : épices, trame tannique, belle capacité de garde notamment sur les terroirs les plus chauds.
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Carignan et Cinsault : historique ici, ils rôdent en témoins de la mémoire collective et signent des vins souples, juteux, sur la fraîcheur.
Les assemblages, véritables mosaïques créatives, révèlent souvent une dominante de syrah et de grenache (au moins 60 % des assemblages selon le décret de l’appellation), héritage d’une tradition où l’on cherche équilibre, complexité et buvabilité (INAO).