Anecdotes de vignerons : le quotidien du schiste
Du vieux Jean-François à la jeune Marie-Sophie, plusieurs générations de Faugérois décrivent le schiste comme « une éponge d’énergie ». Beaucoup affirment retrouver le parfum du sol sec, brisé sous la pioche, dans le verre qu’ils dégustent après la vendange.
Jean-François, vigneron depuis 45 ans, raconte : « Sur la même vigne, une légère exposition nord, et la violette ressort ; tu passes au sud, tu trouves plus le poivre et la pierre chaude, ce fameux goût de fusain qu’on ne sent jamais ailleurs. Le schiste, c’est tout sauf neutre. »
Certains vignerons n’hésitent pas à expérimenter des vinifications en grappes entières pour accentuer la fraîcheur. Le schiste, en préservant l’acidité, permet ce genre d’audace sans craindre des vins durs ou végétaux, contrairement à certains sols lourds voisins.
La diversité des parcelles, parfois à quelques mètres de distance, produit des nuances marquées d’un vin à l’autre, même au sein d’un même domaine. À ce titre, le schiste de Faugères est pour la Syrah un amplificateur de détails.